" Ici c'est ROUEN ! "
Titres de Champions de France U15: 1999, 2000, 2001, 2005, 2006, 2007, 2008, 2013 // U18: 2000, 2002, 2005, 2010, 2011, 2014, 2017 // U22: 2004, 2006, 2009, 2011, 2013, 2015, 2017

U22 Ballottage favorable

 

En ramenant le score à 2-4 à 22 secondes de la fin de la première rencontre de la finale du Championnat de France Espoir Elite, Amiens aura su laisser le Dragon à portée de fusil pour un éventuel retournement de situation pour le deuxième match. Quoiqu'il en soit, à l'issue de la soixantième première vague de minutes de cette finale, l'idyllique scénario de la première rencontre pour les jaunes et noirs ne pourra leur laisser que le sentiment du devoir accompli notamment pour un Tom Aubrun impérial dans son filet et véritable artisan de ce premier succès haut-normand.

 

Braquage à la rouennaise...

Si l'on devait résumer à un seul nom ce premier vingt minutes de la rencontre, il serait sans aucune contestation possible celui de Tom Aubrun. Particulièrement en vue tout au long de la rencontre, dès les premiers coups de semonce dans cette rencontre, le portier jaune et noir répondait présent. Injustement vilipendé pour les cinq buts pris lors de la deuxième rencontre de demi-finale face à Hockey 74, le chamoniard d'origine offrira la plus belle réponse en se montrant ferme et déterminé face à la belle artillerie rouge et noire. Et lorsqu'en plus avant la barrière des trois minutes, sur la première séquence en avantage numérique rouennaise, l'ouverture du score était trouvée, difficile de mettre en place un meilleur scénario pour les Dragons. Ainsi, comme une après-midi du 27 mars 2011, jour de titre pour les Dragons en finale U18 quasiment au même endroit sur le glaçon du Coliséum, Johan Saint-André, dans son jardin, décochait un lancer excentré qui trompait subrepticement la vigilance du gardien amiénois Guillaume Duquenne (0-1 à 02'50) Parfait pour lancer l'aventure d'un premier tiers où il faudra de l'abnégation défensive pour les rouennais pour tenir ce succulent avantage au score. Pris par la patrouille dans la foulée, c'est essentiellement en infériorité numérique que les rouennais passeront leur rencontre jusqu'à la mi-match ! Tantôt logiques, tantôt chimériques à l'image de cette pénalité pour banc mineur infligée aux Dragons pour contestation (12'49) alors que Fabien Colotti remettait une à une ses vertèbres après s'être fait encastré tête la première dans la bande, les prisons pleuvaient sur le casque des Dragons et par sept fois ils devront s'acquitter de séance d'infériorité numérique jusqu'à la fin de la deuxième période contre une amiénoise. Quoiqu'il en soit, y compris à trois contre cinq par deux fois (12'49 & 28'44), la défensive jaune et noire pliera sans rompre, multipliant les efforts pour défendre une cage de Tom Aubrun décidément bien imprenable.

 

Le spectre du pingouin...

Si l'on pouvait qualifier la première période de « braquage à la rouennaise » tant les occasions de marquer amiénoise auront été légion, au fil de la rencontre, le jeu s'équilibrait et Amiens peu à peu baissera de rythme en dépit d'un score en leur désavantage. Nul doute qu'à ce moment clef de la rencontre, les trois heures de matchs jouées dans la semaine face aux Pingouins de Morzine pesaient lourd dans les patins picards. A tel point qu'à l'entame de la troisième période, la formation d'Olivier Duclos subira un violent trou d'air qui donnera à cette première rencontre une forte coloration jaune et noire. En effet, alors qu'Antoine Mony trouvait le deuxième but quasiment d'entrée de jeu sur le tiers 3 (0-2 à 44'16), les Dragons, sentant la bonne affaire, appuyaient d'un coup sur l'accélérateur. Certes, en déséquilibre, Rudy Matima parvenait à trouver enfin la fissure dans le muraille Tom Aubrun en réduisant la marque à 1-2 (45'39), mais les deux buts coup sur coup des Dragons l'un pour Fabien Colotti (52'24), l'autre pour Justin Addamo (53'45) pèseront lourd dans le décompte final de cette finale. En l'espace de quelques minutes et d'un passage à vide amiénois, les Rouennais s'étaient envolés au score à 4-1 et se plaçaient ainsi en ballotage favorable avant le deuxième match.

 

Un fâcheux dernier but...

Pour autant, si le scénario rêvé pouvait laisser des Dragons sereins, une dernière anicroche en fin de match donnera aux amiénois l'occasion d'entretenir la frêle flammèche de l'espoir d'un retournement de situation sur le deuxième match. Un tantinet plus frileux dans le jeu après un temps mort (54'50) où Rouen ne pressait plus qu'à un joueur, se contentant de laisser venir les Gothiques plutôt que de tenter d'asséner un ultime coup de massue, un choix peu payant qui permettra à Amiens de rentrer au score dans les dernières minutes de la rencontre. Non pas sur l'avant dernière infériorité numérique jaune et noire (56'24) mais sur la dernière à l'orée de l'ultime minute de jeu qui voyait Romain Carpentier prendre un dernier lancer dans cette rencontre. Un temps ralenti de la mitaine par le gardien rouennais, le palet taquin ne faisait que ricocher pour finir au fond des filets à 22 secondes de la sirène finale (2-4 à 59'38) Un dernier but qui laissera Amiens largement en vie avant cette deuxième rencontre toujours disputée au Coliséum ce lundi (19h25) avec une équation à résoudre pour les rouennais, celle de maintenir son précieux avantage acquis lors de la première rencontre pour décrocher son sixième titre de son histoire (2004, 2006, 2009, 2011 et 2013) Nul doute que les amiénois ne l'entendront pas de cette oreille et tenteront tout pour conserver leur titre acquis la saison dernière. Solide et épique confrontation en perspective.



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