"Nil Satis Nisi Optimum"
Titres : U15: 1999, 2000, 2001, 2005, 2006, 2007, 2008, 2013 // U17: 2000, 2002, 2005, 2010, 2011, 2014, 2017 // U20: 2004, 2006, 2009, 2011, 2013, 2015, 2017

CHAR Les chiffres des licences

 

A l'aube du grand bal du mois d'août avec la saisie des licences, des dossiers (lire par ailleurs), c'est avec intérêt que le club de Hockey Amateur de Rouen fera comme chaque année le décompte de son nombre de licenciés, véritable indicateur de sa santé sportive.

 

En l'espace de dix années, le C.HA.R. aura vu son nombre de Dragons passé de 348 à 453 pour la saison 2014-2015 soit une jolie progression d'un peu plus de 30%. Certes, pendant ces dix années, l'évolution n'aura pas été linéaire avec des hauts comme pour la saison 2011-2012 avec 502 licenciés sous l'impulsion de Peter Almasy et des bas tel en 2013-2014 (437) avec les dommages collatéraux inhérents à la mise hors-service du fameux « Pont Mathilde » source de tant de problèmes de circulation sur l'agglomération. Quoiqu'il en soit avec cette évolution, le C.H.A. Rouen reste bien au delà de la moyenne nationale puisque depuis la création de la Fédération Française de Hockey sur Glace en 2006, le nombre de licenciés « hockey sur glace » aura progressé de 17.89% (17 082 licenciés en 2006-2007 pour 20 138 en 2014-2015)

 

De l'évolution du hockey sur glace en dix ans...

Pour autant peut-on en conclure que le hockey sur glace française « vit sa révolution » avec son augmentation significative sur 10 ans ? Bien évidemment avec 3056 licenciés en plus en neuf années, il serait inconvenant de bouder son plaisir néanmoins, la performance est toute relative lorsque l'on observe les autres sports. Sans parler des sports collectifs « mainstream » comme le handball (+47,27% sur la même période) ou le rugby (+30,33%), sur des sports moins médiatisés, on observe de fortes évolutions. C'est ainsi que le triathlon entre 2006 et 2015 aura vu son nombre de licenciés progressé de 100,89% (!) alors que le hockey sur gazon progressait de 66,38% et le badminton de 57,71%. En 2006, avec 17 082 licenciés, le hockey sur glace occupait la 28ème place au classement des Sports Olympiques juste derrière la Fédération des Sports de Glace (20 322). En 2015, le hockey restait à la même place toujours derrière le patinage artistique mais avec un écart qui se sera accru. Toutefois, en variation du nombre de licenciés, le hockey sur glace décroche poussivement la 20ème place et pourra toujours se gargariser d'avoir fait mieux que le volley (-3.17%), le basket (+11,60%) ou le football (-5,86%) Au niveau national, tous sports confondus, le nombre de licenciés en France en 2006 de 9 845 378 à 10 808 694 en 2015 soit une augmentation de 9,78%

 

Du virage de 2017...

Si l'évolution du hockey sur glace en terme de chiffres reste limité la perspective d'organiser les championnats du monde conjointement avec l'Allemagne en 2017 reste un formidable vecteur de développement. Pour s'en convaincre, il suffit de s'intéresser aux autres sports ayant organisé des évènements en France avec comme vitrine le rugby. Entre 2000 et 2007, le nombre de licenciés au rugby reste relativement stable (264 251 en 2000 pour 266 016 en 2007), surgit en septembre et octobre 2007 l'organisation de la Coupe du Monde de Rugby en France. Dès la saison suivante, le nombre de rugbyman licenciés en France avait augmenté de façon colossale (+61 539) Evidemment l'organisation seule d'un événement en France ne suffit pas, la médiatisation inhérente et les performances sportives de l'équipe tricolore (½ finale pour le XV de France) restent deux vecteurs importants.

 

De la performance de l'équipe de France...

Lorsque l'on parle d'équipe de France performante difficile de ne pas évoquer l'équipe de France de Handball qu'ils soient « Bronzés » « Barjots », « Costauds », « Experts » ou autre, le palmarès reste insensé pour le sport français avec deux titres Olympiques, cinq championnats du monde, trois championnats d'Europe. Hasard ou pas, en quinze ans, le hand ball est devenu le 2ème sport collectif français en nombre de licenciés (515 571 en 2015), doublant au passage en 2012 le basket bien que loin derrière le roi football (un peu plus de 2 millions de licenciés) Et cerise sur le gâteau à chaque performance majeure de l'équipe de France de Hand Ball, son nombre de licenciés grimpe délicieusement (+30 000 après les Jeux Olympiques de 2008 et + 30 000 après ceux de 2012) De quoi donner des frissons à la Fédération Française de Hockey sur Glace qui rêve sans doute d'un pareil destin pour son équipe tricolore en 2017. D'ailleurs en 2014, l'équipe de France quart de finaliste au championnats du monde avait vu son nombre de recherche sur google nettement augmenté dans les « google trends » (tendance google) comparativement au saisons précédentes. Performante ou pas, l'inverse enfin est également vrai. « Ne pas descendre du bus » peut coûter très cher, telle pourrait être la moralité de d'histoire de l'équipe de France de Football au sortir de sa Coupe du Monde calamiteuse sportivement et médiatiquement en 2010. Au lendemain de ce qu'il est convenu d'appeler désormais « l'affaire de Knysna », la Fédération Française de Football buvait le calice jusqu'à la lie avec plus de 100 000 licenciés en un an (- 252 335 sur les trois années qui suivirent passant sous la barre symbolique des deux millions entamant ainsi une vertigineuse chute seulement stoppée il y a deux ans avec une inversion de la courbe)

 

Et au niveau local ?

Si au niveau national, il semblerait qu'une équipe de France fort engendre un plus grand nombre de licenciés, en est-il de même statistiquement au niveau local ? Autrement dit, est-ce que lorsque l'Olympique Lyonnais truste les titres entre 2001 et 2008, on joue plus au foot dans le Rhône ? Est ce que lorsque le CSP Limoges passe de la Pro A à la Nationale 1 avant de revenir en Pro A, les petits haut-viennois jouent plus au basket ? Enfin est-ce que lorsque le RHE 76 garnit sa vitrine à trophée, l'école de hockey du CHAR affiche complet ? La tendance est nettement moins nette au niveau local. A Lyon, les titres de l'équipe du twittos Jean-Michel Aulas n'auront pas été synonyme de hausse des licenciés, la courbe jouant les montagnes russes cette période alternant forte haute et forte baisse. A Limoges, au basket, passé de Pro A en nationale 1en 2004 aura été conjoint avec une baisse de 117 licenciés au basket (3489 à 3372), en 2012, la montée en Pro A aura vu une augmentation sensible de 327 licenciés faisant suite à une baisse violente la saison précédente de 217. Difficile de fait de dégager un réel lien de cause à effet.

 

A Rouen, pas de vérité statistique absolue non plus. Si en 2005-2006, le RHE 76 remportait le titre de champion de France, l'année suivante le CHAR comptait 29 licenciés en plus, 2012-2013 alors que le RHE était toujours champion, le CHAR perdait 19 licenciés. La saison dernière, le CHAR gagnait 16 licenciés alors que la saison précédente le RHE mettait un terme à sa série de titres. Difficile d'y voir une connivence. De quoi rassurer le rival des rouennais, Amiens dont le dernier titre en Ligue Magnus semble poussiéreux ce qui n'empêche pas le nombre de licences « hockey sur glace » de progresser doucement en Picardie (+29 en 9 ans contre + 108 en Seine-Maritime)

 

Les chiffres en détails sont disponbiles en cliquant ici

 

 



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