"Nil Satis Nisi Optimum"
Titres : U15: 1999, 2000, 2001, 2005, 2006, 2007, 2008, 2013 // U17: 2000, 2002, 2005, 2010, 2011, 2014, 2017 // U20: 2004, 2006, 2009, 2011, 2013, 2015, 2017

Conforme à la tradition...

Mauvaise habitude pour les Dragons rouennais avec un premier match de championnat qui ne leur réussit guère. Que ce soit la saison dernière avec une défaite sur l'Ile Lacroix (2-4) face à Evry ou du temps de l'association avec Le Havre (Champigny 5-2 en 2006, Nantes 2-3 en 2005, Nantes 1-5 en 2004, La Roche sur Yon 2-8 en 2003, Garges 4-4 en 2002, Amnéville 4-10 en 2001), les matchs d'ouverture ne conviennent pas vraiment aux Normands avec une seule victoire en sept premières journées. Une seule victoire qui n'en appellera pas de deuxième à Nantes pour la saison 2009-2010 avec une défaite 5 buts à 4 au terme d'une rencontre physique, hachée où les amateurs de « joli hockey » n'auront guère été rassasié.
 
Déjà bourreaux des Dragons en 2005 et 2004, les Corsaires de Nantes, nouvelle version qui abandonnaient pour l'occasion le traditionnel jaune et vert pour un bleu plus marin, se faisaient surprendre par des rouennais enthousiastes et dynamiques. Après une excellente mise en jambe de Thomas Dreyfus qui s'illustrait face à la cage sur un travail appuyé de ses deux compagnons de ligne Bryan Ten-Braak et Kévin Marias-Magill (01'57), la formation au dragon gravissait peu à peu la montagne nantaise avant de planter à son sommet l'étendard jaune et noir.
 
C'est ainsi qu'à l'approche de la mi-tiers, le troisième trio conduisait l'attaque et la menait à son terme sur un lancer efficace de Kévin Marias-Magill (09'17) Pour autant, la réaction ulcérée du corsaire ne sera fait pas attendre. Hissant la pavillon noir, les locaux lançaient l'abordage en avantage numérique. au scandale, les Dragons regagnaient leur vestiaire avec ce léger désavantage au tableau des scores.
   
En quelques minutes, la partie basculait sous l'impulsion de l'unité spéciale nantaise en réussite sur un lancer de Philippe Bastarache (13'10) puis par Jérémy Paradis (17'39) en double avantage. Sans qu'ils puissent vraiment crier au scandale, les Dragons regagnaient leur vestiaire avec ce léger désavantage au tableau des scores.
 
Malheureusement pour eux, l'écriture du deuxième chapitre de cette rencontre se révèlera nettement plus épineuse. Les seino-marins rendaient une copie truffée de fautes et en payaient le prix. Déjà positifs d'un but, les Corsaires profitaient d'un changement aléatoire jaune et noir pour partir en contre par l'intermédiaire de Martin Serra tout heureux d'inscrire le troisième but nantais (25'44) Sur le banc rouennais, un voile sombre s'était immiscé sur les visages. Difficile période pour les Dragons qui devaient en plus s'acquitter dans la foulée d'un quatrième but à peine quelques minutes plus tard par Jérémy Paradis (29'39) Le naufrage ou la réaction, la fessée ou l'orgueil, les joueurs de Nordine Mahdidi opteront pour la deuxième option et offriront une belle séquence de solidarité. Retrouvant de la couleur, l'artillerie rouennaise profitait d'un arbitrage très pointilleux, pour pilonner les bases arrières nantaises en avantage numérique. Au petit jeu des power-plays, Cédric Custosse armait son plus gros lancer (36'00) pour réduire la marque tandis que Germain Raimbourg à son tour jouait les trublions en rapportant la marque à 4-3 (38'29) Pour Dany Fortin, triste joueur obligé de donner coups sur coups pour compenser son indigence face à des gamins de 20 ans, et les siens le boulet de canon passait tout proche de la coque d'un navire nantais qui restait néanmoins bien à flot.
   
Avec désormais un seul but de retard, la troupe de Nordine Mahdidi pouvait entretenir le secret espoir de revenir dans la partie. Bien que la troisième période sera équilibrée dans l'ensemble, les premières encablures profitaient aux Dragons qui trouvaient l'énergie nécessaire pour égaliser à 4-4 (47'34) Revenus du diable vauvert, les Rouennais, électriques, se montraient enthousiastes sur le glaçon nantais face à une équipe qui fera parler son expérience en fin de match.
 
En effet, pas forcement rémunérés pour leurs efforts, les jeunes rouennais s'inclineront sur le fil. Manquant de lucidité dans la dernière minute, un ultime palet envoyé par Martin Serra projetait les Dragons en enfer à 27 secondes de la sirène finale. Défaite 5 buts à 4 des Normands au terme d'une partie difficile physiquement où l'arbitre aura du jouer du sifflet.
 
Samedi 19 septembre 2009, 1ère journée (Division II)
Nantes - Rouen 5-4 (2-1 / 2-2 / 1-2) - Pénalités : Nantes 42 mn, Rouen 16 mn

 
09:17: 0-1 Rouen: 15: Kevin MARIAS - MAGILL (6: Bryan TEN BRAAK; 12: Franck PIHAN)
13:10: 1-1 Nantes: 23: Philippe BASTARACHE (12: Tomas KUKUCKA; 21: Dany FORTIN) [5-4]
17:39: 2-1 Nantes: 17: Jérémie PARADIS (12: Tomas KUKUCKA) [5-3]
25:44: 3-1 Nantes: 92: Martin SERRA (9: Charley MARCOS)
29:39: 4-1 Nantes: 17: Jérémie PARADIS (12: Tomas KUKUCKA) [5-4]
36:00: 4-2 Rouen: 16: Cédric CUSTOSSE (7: Thomas DREYFUS; 11: Alexandre MULLE) [5-3]
38:29: 4-3 Rouen: 20: Germain RAIMBOURG (14: Paul SERAUDIE) [5-3]
47:34: 4-4 Rouen: 6: Bryan TEN BRAAK (2: Aurélien GREVEREND; 9: Jason LORCHER) [5-3]
59:33: 5-4 Nantes: 92: Martin SERRA (22: Anthony CAVALON-SIMON)

 

Réactions d'après match :
 
Bryan Ten-Braak : « Nous avons connu un début de match difficile avec une mise en route délicate. Sur la première période, j'ai eu le sentiment que nous avions le contrôle du palet en dépit d'un nombre de lancers inférieur. Pour le deuxième tiers qui a débuté pour nous sur un faux rythme avec quelques prisons inutiles, nous nous sommes retrouvés mené au score avant de revenir grâce à l'indiscipline de Nantes. C'est un peu le même scénario au troisième tiers puisque nous parvenons à égaliser au jeu des avantages numériques. A 4-4, nous n'avons pas su faire le bon changement de rythme pour faire basculer la rencontre. Au contraire, sur une contre-attaque, notre inexpérience nous coute chère avec un but dans la dernière minute. Plus personnellement, avec ma ligne (ndlr : Thomas Dreyfus et Kévin Marias-Magill), je pense que même si nous avons eu du mal à nous mettre dedans, nous avons réussi à produire du bon jeu. Avec toutes les pénalités, il était difficile de rester dans le match. Au gré des blessures, les modifications de ligne ont insufflé un nouveau rythme qui m'a redonné de l'énergie pour provoquer des occasions. Ce dernier but reste une déception pour moi, je suis la glace sur un changement, nous aurions pu éviter cette erreur. »
 
Cédric Custosse : « Je pense que l'on peut dire que c'est un bon match dans l'ensemble au moins dans l'esprit. Face à une équipe plus expérimentée que la notre, nous sommes rentrés dans le match de façon un peu timide. Même si en début de match, on a souffert en désavantage numérique, nous avons réussi à revenir au fil des avantages numériques en notre faveur. Nous sommes parvenus à faire un gros effort tous ensemble. C'est un bon point pour la suite même si nous avons vendangé beaucoup d'occasions, nous avons toujours des difficultés à concrétiser nos opportunités de marquer. Pour moi, j'avais des bonnes sensations sur ce match en dépit de quelques mauvaises relances et quelques déchets dans mon jeu. Je me sens à ma place dans ce groupe, j'essaie d'apporter mon maximum en discutant beaucoup notamment avec mon coéquipier de ligne Mathieu Chevalier. Mon regret reste, néanmoins, ce but que notre ligne prend en désavantage numérique, c'est dommage alors que nous étions bien en place et que nous bossions tous dans le même sens. Nous avons beaucoup donné sur cette rencontre, fait un effort collectif intense, dommage que ce relâchement coupable à la fin nous coute de précieux points.
 
Alexandre Mulle : « C'était un match bizarre. Avec toutes les prisons de part et d'autres, nous avons manqué de rythme du fait que l'on jouait soit en infériorité numérique soit en avantage numérique. Le match s'est joué la dessus sur la réussite en power-play puisque la plupart des buts ont été marqué lors de ces séquences de jeu. Je pense que nous aurions pu espérer mieux sur ce match. Nous étions au dessus face à une équipe qui joue dure et donne des coups. Nous avons su ne pas répondre aux provocations même si nous n'avons pas été récompensé de nos efforts. Tout le monde a pu jouer dans cette partie, nous avons fait l'effort pour revenir, c'est une belle réaction d'équipe en dépit de la défaite.



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