"Nil Satis Nisi Optimum"
Titres de Champions de France U15: 1999, 2000, 2001, 2005, 2006, 2007, 2008, 2013, 2018 // U17: 2000, 2002, 2005, 2010, 2011, 2014, 2017 // U20:

 

 

D2 Jeu, set et match !


Déjà bousculée lors du match aller sur l'Ile Lacroix avec une défaite 1-4, le miracle n'aura pas eu lieu pour la Division 2 jaune et noir en déplacement à Vegapolis pour défier les Vipers de Montpellier à l'occasion de la deuxième manche des huitièmes de finale. Une défaite propre et sans histoire 6 buts à 0 pour des Dragons qui n'auront jamais démérité, tout simplement battu par plus fort qu'eux.


Tout un contraste...

Dès l'échauffement dans une patinoire quasiment entièrement acquis à la cause des héraultais, le contraste était saisissant. Au milieu d'une équipe d'une équipe montpellerienne en partie trentenaire, jugulaire détachée, la casque posé sur la tête à l'emporte pièce, la barbe bien grisonnante, le défenseur tchèque Jan Dlouhy récite ses gammes séreinement, froidement comme il aura du le faire des miliers de fois depuis ses débuts en élite tchécoslovaque (!), il y a 26 ans. En face, dans le camp jaune et noir, les deux doyens de l'équipe, David Fritz-Dreyssé et Brieuc Houeix n'ont pas encoré feté leurs 21 ans. Tout un écart entre le « taulier » tchèque de 42 ans qui aurait pu être le papa de l'ensemble de l'ensemble des Dragons à la moyenne d'âge inférieure à 19 ans.


Le poids des années, la force de l'expérience...

De ces années largement concédées à leurs adversaires, il manquera aux Dragons l'expérience. Le parallèle est facile, mais la fougue de la jeunesse symbolisée par ce « block shoot » d'entrée de jeu d'Arthur Zavani soulevant l'enthousiasme de son banc, ne suffira pas pour faire plier une équipe de Montpellier indéniablement au dessus. Bien que pensant ouvrir le score sur une erreur de relance jaune et noir (05'32), Montpellier ne tardera pas trouver l'ouverture. Retardant l'échéance à plusieurs reprises notamment sur cette déviation de Jaromir Florian sur une tentative à la bleue de Bohdan Visnak (06'36), Gaëtan Richard se retrouvait bien seul face à Petr Janecka parfaitement décalé sur un des nombreux engagements remportés par les Vipers (07'48) Ayant toutes les peines du monde a exister dans ce premier vingt minutes, les Dragons ne se procureront que très peu d'occasions mais s'en sortiront plutôt à bon compte au tableau d'affichage, pour ne citer qu'eux, Thomas Saunier en débordement (09'06), Michal Dian à la réception d'une passe de Jaromir Florian (18'20) manquant de réalisme pour doubler la mise.


Le paradoxe du deuxième tiers...

Là où les Dragons au match aller avaient craqué en troisième période, cette fois, c'est lors du tiers médian que la décision se fera dans cette série. Pourtant, l'entame du tiers montrait quelques signes encourageants pour les Rouennais. Un peu plus saignants offensivement, le gardien montpellierien Mojmir Bozik un peu plus sollicité, sur le banc jaune et noir, on commençait à espérer un flanchissement physique des héraultais peu habitués à avoir en face d'eux une équipe aussi agressive dans son coup de patin. Hélas, à peine dit que Michal Dian doublait la mise (28'38) Dès lors pour les Dragons la situation leur échappera. Même si les rouennais, plus guerriers qu'à l'aller, connaissaient leur âge d'or à la mi-match avec leur plus belle occasion de la période pour Antonin Germond sur un énième pressing de l'infatigable Lévy Raux (31'02), la suite de la période sera nettement moins souriante. En l'espace de sept minutes, par trois fois Montpellier frappera : Jaromir Florian (33'23), Michal Dian (35'02), Raimonds Danilics (38'44) Merci au revoir, le match était plié à la deuxième pause avec un 5-0 mérité.


Fin du set...

De retour en grâce, il n'était désormais plus possible pour les rouennais tout au plus finir proprement la rencontre, la tête haute. C'est au moins ce que feront les Dragons jusqu'à la sirène finale à l'image de son capitaine Brieuc Houeix qui tentait par deux fois de briser le blanchissage du porter montpellierain sur la fin de la rencontre, jamais les rouennais ne cèderont. Certes, le moral était en berne, certes l'enthousiasme de l'arrivée à Montpellier était désormais bien loin mais quoiqu'il en soit, avec « Rouen » marqué en lettres capitales sur le maillot, il n'était pas imaginable pour les Dragons de ne pas finir comme il faut le match même si Peter Janecka sitôt le troisième tiers débuté marquait le 6ème but (43'15) Jeu, set et match. La fin de la rencontre ne laissera place à que peu d'occasions de part et d'autres, une fin de match propre pour une équipe de Montpellier qui inspirait tout simplement le respect à une équipe de Rouen qui aura tout donné mais qui aura payé cash chacune de ses erreurs. Rien à dire.



D2, 1/8ème de finale Play-Offs (match 2, samedi 24 février 2018)

Vipers de Montpellier vs Dragons de Rouen (2) 6-0 (1-0 / 4-0 / 1-0)

07'48, 1-0, Montpellier : Petr Janecka (Bohdan Visnak, Martin Vojosvic)

28'38, 2-0, Montpellier : Michal Dian (Nathan Medeiro, Jaromir Florian)

33'23, 3-0, Montpellier : Jaromir Florian (Jan Dlouhy, Milan Varga)

35'02, 4-0, Montpellier : Michal Dian (sans assistance) [ 4 contre 5 ]

38'44, 5-0, Montpellier : Raimonds Danilics (Martin Vojsovic, Bohdan Visnak)

43'15, 6-0, Montpellier : Petr Janecka (Martin Vojsovic, Jan Dlouhy)

 

 



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