" Ici c'est ROUEN ! "
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Amiens brise le rêve rouennais...

 

Si les Cadets rouennais, la saison dernière, avaient le visage baigné de larmes de joie, cette année, ce sont des larmes de détresse qui perleront sous les yeux des jeunes normands au terme d'une finale à suspense face à Amiens remportée par les Gothiques dans les dernières secondes la partie.


 

Et pourtant les affaires débutaient bien mal pour les Rouennais en ce début de finale. Les jambes lourdes, la tension palpable, le Dragon tardait à se jeter dans la bataille. Face à une bien jolie équipe picarde aux dents longues, l'erreur se payait cash dans un premier tiers totalement teinté de rouge et de noir. Ainsi, si Anthony Panto se montrait bien maladroit face à Ronan Quemener en propulsant le palet au dessus de la cage du rouennais sur une échappée (04'22), il n'en était pas de même pour Yannick Offret qui profitait d'une supériorité numérique concédée par les Dragons pour tenter sa chance.

 

Le palet à la trajectoire étrange laissait muet de stupeur le portier rouennais qui voyait la rondelle filer au dessus de son épaule (0-1 à 08'44) Un violent coup de poignard dans le cœur du Dragon qui le contraignait à mettre un genou à terre. Mis à mal, touchés moralement, les normands peinaient à retrouver de leur superbe à tel point que les Gothiques en profitaient pour planter deux nouvelles banderilles terribles par l'intermédiaire de Grégory Beron en avantage numérique (0-2 à 14'17) puis par Charles Boniface en désavantage numérique (0-3 à 16'42) Terrible première période pour des Dragons cloués sur place par des Gothiques un ton au dessus durant ces vingt premières minutes. Et encore, il fallait tout le talent de Ronan Quemener pour empêcher que la sanction ne soit pas plus lourde sur deux arrêts importants à l'amorce des deux dernières minutes (18'05) A voir le visage des Dragons au moment de rentrer au vestiaire, il était bien difficile d'envisager un quelconque revirement de situation.


 

Et pourtant c'est le scénario qui semblait se dessiner à l'orée de la deuxième période. Le couteau entre les dents, la crosse en feu, les flammes du Dragon devenaient de plus en plus incandescentes à l'image de ce but de Mathieu Hottegindre en bon nettoyeur de lucarne qui ramenait le score à 1-3 (20'19) Dans la foulée, Nicolas Motreff mettait le feu à la défensive picarde avant de voir son lancer épouser le poteau picard (21'45) Période moins luxuriante pour les Gothiques contrarié par un Dragon en regain de forme. Soutenus par le public rouennais, les Rouennais se sentaient pousser des ailes et c'est une nouvelle fois, Mathieu Hottegindre qui endossait le costume de serial buteur toujours en avantage numérique (2-3 à 32'12) Si sur le banc rouennais, la fin du premier tiers avait proposé un Dragon la tête basse, cette fois, c'est toutes crocs dehors qu'il incendiait le glaçon rouennais à l'image de son portier Ronan Quemener pour le « biiiiiiiiiiig savvvvvvve » sur Anthony Panto (39'24)


 

Revenus à une unité au tableau des scores, encore fallait-il que les Dragons soient en mesure de revenir à parité. Après la soirée chargée en émotion la veille et un dénouement en prolongation, après un début de match intense où les Dragons auront laissé beaucoup de forces, c'est avec le cœur que les Normands iront cherché l'égalisation à l'image de Thomas Dreyfus qui donnait tout ce qu'il pouvait pour déborder la défensive picarde avant de se faire accrocher. Lancé de pénalité pour les Dragons. Un moment d'intense émotion sur le banc rouennais au moment où Cyril Lambert, tout le poids du monde sur les épaules, s'élançait pour tenter de tromper le portier picard Basso. Un long moment où le temps semblait s'être suspendu jusqu'à cette explosion de joie issue du banc où Cyril Lambert retrouvait ses coéquipiers le poing rageur (3-3 à 47'22) Un incroyable scénario semblait se dessiner. Un retour de 0-3 à 3-3, une ambiance électrique sur le banc et dans les estrades, une bien jolie histoire qui semblait vouloir poindre. Malheureusement pour les jaunes et noirs, ce sont des larmes de douleurs qu'ils verseront à la fin du match.


 

Si Ronan Quemener se montrait incroyable en sauvant par deux fois face à l'offensive picarde (48'51), il devait déposer les armes dans les toutes dernières secondes de la partie. 9 secondes… 9 fichues secondes. Après une période de forte domination rouennaise (56'40) où les Dragons auraient pu faire pencher la balance, ce sont de méritants gothiques qui décrochaient la médaille d'or en avantage numérique par l'intermédiaire de Yannick Offret (3-4 à 59'51)


 

Avec un tel dénouement difficile pour le banc rouennais de contenir ses larmes. La joie légitime et méritée des Gothiques contrastait avec cette détresse affichée par les Dragons. Une finale ne se joue pas, elle se gagne dit-on mais il arrive parfois que d'une défaite, on puisse sortir la tête haute et lorsque les Rouennais retrouveront la glace après s'être réfugiés fugacement dans le vestiaire pour un long moment chargé en émotions, c'est le regard bien droit qu'ils pourront recevoir les acclamations du public rouennais.


 

Une longue salve d'applaudissements méritée pour les deux clubs solidaires dans l'adversité qui n'oublieront pas de si tôt un week-end sur les bords de Seine chargé en émotion et en intensité.

 



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