"Nil Satis Nisi Optimum"
Titres : U15: 1999, 2000, 2001, 2005, 2006, 2007, 2008, 2013 // U17: 2000, 2002, 2005, 2010, 2011, 2014, 2017 // U20: 2004, 2006, 2009, 2011, 2013, 2015, 2017

U18A Ma première fois...

 

C'est l'histoire d'un « gamin » de Meudon, arrivé à Rouen en 2010, qui aura vécu une émotion particulière mardi dernier à l'occasion de la quatrième journée de la Coupe de la Ligue et de la rencontre entre le Rouen Hockey Elite 76 et son homologue de Caen. Ce soir là en l'espace de vingt minutes en première période les Dragons du RHE 76 mataient la formation bas normande en inscrivant quatre buts pour n'en rendre qu'un en deuxième tiers. Tandis que les tribunes acclamaient leurs « héros buteurs » les Guenette, Riendeau, Vas et autre Thinel, sur le banc des Dragons, le numéro 7 d'un soir avait les yeux pétillants, grand ouvert sur le « spectacle » autour de lui. Les premières fois sont toujours particulières, dit-on, celle de Vincent Nesa, Capitaine de l'équipe Cadet Elite du Club de Hockey Amateur de Rouen, l'aura été avec son lot d'émotions et de stress pour une première soirée chez les « pros ». La petite histoire dans la grande.

 

« Il s'est entraîné plusieurs fois avec nous depuis le début de la saison et il l'a bien fait. C'est autant pour son attitude sur la glace et en dehors que nous avons décidé de le prendre pour cette rencontre. Depuis qu'il est arrivé à Rouen, c'est un joueur qui a une attitude exemplaire, dont on n'entend pas parler en mal. L'idée de départ face à Caen, c'est que sur la quatrième ligne d'attaque, il devait y avoir une rotation à quatre. Ce n'était pas facile pour lui puisqu'il a joué à tous les postes : au centre, à l'aile mais il s'en est bien sorti. Je regrette juste à la fin de la rencontre qu'il se fasse un peu mal. Je trouve dommage qu'à 4-1, un caennais trouve le moyen de charger dans le dos un joueur né en 1996. Quoiqu'il en soit pour Vincent, cette expérience ne peut être que bénéfique pour lui et lui permettre de prendre confiance pour la suite. » confiait Rodolphe Garnier, l'entraîneur du Rouen Hockey Elite 76 au lendemain de ce match de la Coupe de la Ligue au sujet en parlant de Vincent Nesa.

Pour se convaincre que les « premières fois » sont importantes et représentent un passage important, comme une rite de passage mémorable, il suffit de se tourner vers Anthony Rech, l'attaquant espoir du Rouen Hockey Elite 76 qui se souvient comme hier de son premier match disputé à Angers lors de la saison 2009-2010 et un premier but à la clef « Pour mon premier match, j'avais ressenti une grande fierté de pouvoir jouer avec cette équipe et ces joueurs que je regardais jouer quand je suis arrivé au centre de formation de Rouen à l'âge de 13 ans. 4 ans plus tard, je jouais avec eux (Thinel, Desrosiers, etc)... Une très grande fierté, j'ai eu des pensées pour mes parents qui ont fait tellement de sacrifice pour moi et je leur en suis très reconnaissant encore maintenant ! Mais j'ai aussi ressenti du stress, beaucoup de stress, on regarde tout autour de soi, on écoute tout ce qui ce dit, on "boit" les paroles des anciens, on est un peu spectateurs par moment. » se rappelle Anthony avant de glisser un petit mot pour son jeune collègue « Je suis très content d'avoir été là pour la première de Vincent, je l'ai découvert l'année dernière en Espoir. Je trouve cela très bien qu'il soit intégré au groupe pro petit à petit. C'est le travail qui paye !Même si j'ai senti qu'il était très intimidé, ce qui est normal. Vincent est un bon joueur de hockey, il a une bonne vision du jeu, il est très intelligent sur la glace, il est dévoué pour les tâches qu'il a à effectuer sur la glace. Cette récompense pour lui va pouvoir lui permettre de progresser et de travailler encore plus fort maintenant pour intégrer à plein temps cette équipe dans un futur proche. En tout cas, je lui souhaite toute la réussite qu'il mérite au vue de son travail et de son humilité»

 

« Humilité » sans doute le mot-clef pour un jeune joueur de hockey qu'il n'est pas surprenant de retrouver dans le discours d'Anthony Rech, modèle du genre, reste pour Vincent Nesa de cette soirée un merveilleux souvenir qu'il raconte avec un immense sourire aux lèvres : « Le fait de jouer devant autant de monde est vraiment stressant, j'étais un peu perdu par moment mais le groupe m'a bien intégré, ils ont essayé de me mettre à l'aise Pendant l'échauffement, j'ai ressenti des frissons et encore plus au moment de monter sur la glace. Ensuite lorsque tu montes pour le match, tu oublies tout ce qui t'entoure pour te concentrer uniquement sur ce que tu dois faire. Plus rien n'existe à part ta tâche à accomplir sur la glace. Sur le coup tu ne réalises pas, c'est après que tu prends conscience de tout ça. J'ai fait quelques présences, même si cela c'est plutôt bien passé, j'ai fait quelques erreurs et j'ai pris une charge qui m'a blessé à la cheville. C'est une belle expérience : tu regardes ce qui se passe dans le vestiaire, sur le banc, le comportement des joueurs, la façon dont ils s'encouragent. Tellement de choses à observer et à intégrer pour l'avenir. »

 

Une première fois toujours « incroyable », dont on se souvient tout sa vie mais qui ne doit pas monter à la tête. Une étape dans la « vie d'un joueur de hockey », juste une étape pas une finalité, le plus dur restant à venir à base de travail, d'abnégation et … d'humilité.

 



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