"Nil Satis Nisi Optimum"
Titres : U15: 1999, 2000, 2001, 2005, 2006, 2007, 2008, 2013 // U17: 2000, 2002, 2005, 2010, 2011, 2014, 2017 // U20: 2004, 2006, 2009, 2011, 2013, 2015, 2017

U18 Chi va piano va sano...

 

C'est un timide match de reprise que les Cadets Rouennais allaient livrer face à la formation de Gap pourtant positionnée dans les tréfonds du classement de la Poule Play-Off du championnat Cadet Elite. A une semaine de la réception de la réception des deux équipes du Mont-Blanc (Mont-Blanc 2 le jeudi 02 mars et Mont-Blanc 1 le samedi 04 mars), les Rouennais avaient l'occasion de se remettre dans le bain du championnat face à Gap après leur escapade polonaise.

 

Si la première occasion de la partie était à mettre à l'actif des jaunes et noirs sur un gros travail de Loïc Lampérier qui profitait à Jérémie Romand seul devant la cage avec au final un palet se refusant de franchir la ligne de but adverse (00'44), rapidement, les Gapençais se mettaient en valeur en jouant crânement leur chance. Profitant des errements d'une escouade rouennaise parfois absente, les Rapaces se montraient véhéments en fondant litteralement sur la cage rouennaise. Ainsi, Julien Zampa, tout heureux de recueillir une offrande de la défensive jaune et noire, semait le trouble autour de la cage normande. A tel point que le palet finissait par titiller franchement la ligne de but rouennaise. Monsieur Bocquet ne bronchait pas mais pourtant le palet semblait bel et bien avoir franchi cette fameuse ligne de but (04'09) Nul doute que la partie aurait pu être différente avec cette ouverture du score des visiteurs. Quoiqu'il en soit, il n'en était finalement rien et le tableau des scores restait nul et vierge en dépit de quelques assauts rouennais méritoires sur le reste du tiers. En effet, sur une sortie de zone de Philippe Bastian, Thomas Dreyfus tentait l'escapade en break. Vilipendé par la brigade défensive de Gap, l'échappée en restait là (06'09) Même sanction pour cet échange entre Mathieu Hottegindre et Edouard Dumouchel qui voyait le tir de ce dernier bloqué par le portier gapençais Yorick Obninsky (10'12) Un tantinet plus incisif, les Rouennais s'approchaient de la cage alpine. Après avoir mollement laissé échappé le puck, Loïc Lampérier se démenait comme un diable sur le repli défensif pour retrouver le contrôle de la rondelle. Bien lui en prenait puisque la contre-attaque qui s'en suivait lui permettait d'offrir une position de lancer à Mathieu Hottegindre sur sa gauche (12'12) En vain, une nouvelle fois, le cerbère s'interposait et se montrait intraitable devant une artillerie jaune et noire peu inspirée. Pourtant, les Dragons finiront pas lézarder la carapace défensive des montagnards, récroquevillés sur leur cage. Non pas sur sur gros travail d'Erwan Agostini qui permettait à Julien Correia de tenter sa chance, occasionnant un rebond qui tentait de convertir Lionel Tarantino d'une roquette puissante bien gelée par le portier mais par l'intermédiaire de Thomas Baubriau lucide au moment de sortir la zone avec une passe millimétrée à destination de Loïc Lampérier en break qui ne tremblait pas au moment de tromper Yorick Obninsky (1-0 à 17'58) On aurait pu croire que l'ouverture du score pour les Dragons leur faciliterait la tâche.

 

Pas exactement, la pléiade de matchs de ces dernières semaines avec la Tournée en Pologne conjuguée au rassemblement en équipe de France pour certains, semblait peser lourdement dans la balance. Pourtant les intentions étaient là sur cette tentative de lancer d'Erwan Agostini projeté en break par Gautier Petroni (24'48) ou encore sur ce relais de Cédric Custosse pour Lionel Tarantino qui trouvait en Erwan Agostini un bon pourvoyeur de lancer (25'54) La réussite ne semblant pas vouloir poindre au bout du chemin des Dragons, le score en restait là sur la deuxième période en dépit d'une belle remontée de glace de Julien Correia qui combinait avec Lionel Tarantino pour un lancer violent qui épousait la barre transversale gapençaise (32'02) Dans cette période ce sont les Rapaces qui auront le dernier mot ou plutôt non le gardien rouennais Ronan Quemener qui pour converser son blanchissage devait s'employer par trois fois face à Ranguis puis au rebond sur Magallon (34'01) avant de détourner avec un soupçon de réussite un lancer du coin d'André (36'46)

 

A l'amorce de l'ultime période, les Rouennais ne semblaient plus en mesure d'accélérer si ce n'est sur quelques incisives banderilles plantées ici ou là par Lionel Tarantino sur un raid puissant non couronné de succés en dépit de la bonne présence devant la cage de Julien Correia au rebond (41'59) ou encore sur ce missile du toulousain qui heurtait la cage adverse (50'45) Chemin faisant, les secondes s'écoulaient inlassablement avec une légère domination gapençaise sans que cela donne lieu à un surcroît de travail au portier rouennais jusqu'à l'amorce des deux derniers minutes de jeu où le Dragon se montrait coupable d'un accrocher qui le mettait dans la misère jusqu'à la sirène finale (58'40) Un avantage numérique qui se convertissait rapidement en double avantage numérique avec la soustraction du portier gapençais pour offrir un joueur supplémentaire. Fort heureusement pour les Dragons, un ultime effort défensif leur permettait de conserver la main mise sur la rondelle avec quelques solides frayeurs au passe sur la cage de Ronan Quemener. C'est sur cette courte mais précieuse victoire 1-0 de Rouen que les deux équipes se sépareront, l'essentiel étant acquis pour les Dragons à savoir les deux points de la victoire. Chi va piano va sano, les jeunes Normands auront sans nul doute d'autres occasions de briller avant la fin de saison ;o)



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