"Nil Satis Nisi Optimum"
Titres : U15: 1999, 2000, 2001, 2005, 2006, 2007, 2008, 2013 // U17: 2000, 2002, 2005, 2010, 2011, 2014, 2017 // U20: 2004, 2006, 2009, 2011, 2013, 2015, 2017

U18 Préambule à la finale...

 

Dernier grand rendez-vous du hockey mineur rouennais, Grenoble sera le théâtre, ce week-end, des finales Cadets où Rouen aura la tâche de se mesurer à son homologue d’Amiens en demi-finale avant d’envisager une finale ou un match pour la troisième place face à Grenoble ou Saint-Gervais. Après la joie des minimes et les larmes des Espoirs, le week-end dernier, les uns vainqueurs à Bercy, les autres vaincus à Chamonix, les Cadets du duo Svitac Robinet prenaient la route vendredi matin en direction de l’Isère dans la bonne humeur mais avec le sentiment d’avoir quelque chose de beau à construire.

« On ne se monte pas la tête pour ne pas tomber de haut. On n’a pas de quoi s’enflammer. Pour l’instant, on se concentre sur la demi-finale et le match face à Amiens » commentait jeudi, à quelques minutes du dernier entraînement en terre normande, Martin Croguennec, le défenseur rouennais, mesuré et sur de son fait avant de rajouter avec une pointe d’enthousiasme dans la voix « Nous avons tous à cœur de réussir : que ce soit ceux qui ont joué le week-end dernier où Grenoble sera la dernière occasion de l’année de remporter un titre ou ceux comme Lucas Bini pour qui cela sera la première finale et qui auront à cœur de briller. Ceux qui ont un peu plus l’habitude des finales seront là pour calmer le jeu, apporter un peu d’expérience. Toute l’équipe est super motivée à l’idée de disputer cette finale »  C’est donc une équipe cosmopolite faite d’enthousiasme, d’expérience et de talent qui descendra à Grenoble après une saison riche et pailletée de victoires.

Après une première phase vierge de défaite avec quatorze victoires en quatorze rencontres, la seconde phase où le Nord retrouvait le sud, la belle mécanique rouennaise connaissait quelques ratés. Un premier avertissement reçu à Grenoble où le cœur du Dragon parlait dans les dernières seconde de la rencontre pour aller arracher l’égalisation tant convoitée sur la sirène finale (2-2) Un premier avertissement au pied des Alpes suivis d’un coup d’arrêt dans la montagne à Saint-Gervais où les Rouennais devaient rendre les armes pour la première fois de la saison. « A Saint-Gervais, on a fait les bandits et on perd ! » ronchonne Lucas Bini avant que son compère Quentin Pépy ne rajoute sur le même ton « Quand on fait les voyous, on voit ce qui arrive ! Notre plus gros adversaire, c’est nous !

La discipline sera très importante ce week-end où l’on s’attend à un arbitrage strict comme la semaine dernière à Chamonix » Une seule et unique erreur de parcours pour ces cadets tout excités à l’idée de disputer ce carré final « Lucas ? ça fait une semaine qu’il est excité comme un puce ! » chambre Quentin Pepy en parlant de son coéquipier Lucas Bini pour lequel ça sera la première finale « Mortel ! J’ai super envie de gagner ! J’arrête pas d’y penser ! J’ai trop envie d’y être » s’agite-t-il en gesticulant dans tous les sens avec sa crête orangée sur la tête à la De Niro dans Taxi Driver qui fera des émules au sein de l’équipe cadet rouennaise.

Un soupçon d’excitation, une pointe de stress, une bonne louchée de motivation, un parfait cocktail de choc pour les Cadets qui aborderont ce premier match de samedi dans la « sérénité » pour reprendre les propos de Pepy qui jouera à l’instar de quatre de ses coéquipiers (Correia, Manavian, Dufournet et Sucré) leur deuxième finale en deux semaines « C’était vraiment dur ! Je suis peiné et déçu pour Alain. Cette deuxième place, ma deuxième consécutive, me reste en travers de la gorge » ressasse-t-il la mine sévère avant de balayer ce mauvais souvenir d’un revers de la main recentrant le débat sur le prochain adversaire des Dragons : Amiens « Même si on les a battu quatre fois en quatre matchs, nous restons méfiants. Même quand je jouais à Viry, je savais que les matchs entre Rouen et Amiens sont toujours spéciaux » lâche Quentin avant de laisser surenchérir le roannais Lucas, déjà dans le bain des derbys « Amiens, c’est toujours un match particulier ! » et Martin également sur la défensive « C’est vrai, on les a joué quatre fois, on les a battu quatre fois. Mais on ne les a pas joué quatre fois avec leur équipe au complet. Nous n’avons pas une vraie idée de cette équipe d’Amiens qui nous attend » avant de conclure pour Martin comme un avertissement « Alain Vogin nous a prévenu avant de partir : notre pire ennemi, c’est Rouen ! A nous de rester discipliné. Si on commence à s’énerver et prendre des prisons, nous ne gagnerons pas. Nous avons toutes les cartes en main, à nous de nous en servir »



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