" Ici c'est ROUEN ! "
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U18 Rouen vs Gap...

 

Il est des gifles qui remettent les idées en place et celle reçue la semaine dernière par les Cadets Rouennais à la patinoire de Saint-Gervais aura eu le mérite de replacer les jeunes Dragons dans de meilleures conditions. En effet, une semaine après avoir connu pour la première fois de la saison la défaite 4-3 face à leurs homologues de Saint-Gervais, les joueurs du couple Robinet – Svitac retrouvaient leur glaçon de l’Ile Lacroix pour la réception des Rapaces de Gap. Le couteau entre les dents, l’esprit revanchard, les Normands n’auront pas tarder à affirmer leur statut en ne laissant aucune chance à leurs adversaires et cela dès les premiers palets tombés sur la banquise rouennaise.

Ainsi, dès la première minute de jeu, tandis que l’officiel de la rencontre signalait une pénalité différée, Quentin Pépy depuis sa zone reculait pour échapper au pressing alpin pour relancer l’offensive rouennaise.

Une bien bonne idée puisque la machine à marquer jaune et noire se replaçait et avançait ses pions rapidement par l’intermédiaire de Lionel Tarantino relayé par Julien Correia. Du coin, Edouard Dufournet à la réception de la passe, sortait la rondelle puis contournait la défensive gapençaise pour mettre en échec une première fois le portier des Alpes (1-0 à 01’04) On le savait ces Dragons là ont du talent c’est indéniable mais ce que l’on savait moins même s'ils n'avaient pas encore eu l'occasion de le démontrer, c’est que l’orgueil et la fierté faisaient partie intégrante de cette équipe là. En effet, loin de se contenter de ce premier but inscrit par leur capitaine, la vague offensive jaune et noire s’abattait violemment sur la cage des Gapençais. Lancé comme une flèche par Alexandre Sucré, Edouard Dufournet perpétuait à montrer l’exemple en débordant son défenseur avant de se présenter face au portier Aurélien Bertrand. Un tir vif plus tard qui attrapait la lucarne et les Dragons menaient 2-0 (02’07) Nul doute que les visiteurs d’un soir aurait préféré jouer une équipe rouennaise moins incisive. A peine le temps pour l’arbitre de poser à nouvelle le disque au centre de la glace que Lionel Tarantino s’en emparait pour offrir le troisième palet victorieux à Erwan Agostini (3-0 à 03’28)

Echec et mat ! En trois minutes, la formation rouennaise était venue à bout de son homologue de Gap. Difficile d’entrevoir un rayon de soleil dans ce ciel gapençais bien gris. D’autant plus que la météo ne s’arrangeait guère au dessus de la tête des Rapaces. Pris dans la tourmente de la tempête rouennaise, les gapençais à l’image de leur gardien multipliaient les sauvetages de dernière minute face au duo Dreyfus – Pepy qui s’échangeait la rondelle avant de voir leur tentative échouer (07’48) ou encore face Julien Correia qui tentait une déviation habile devant la cage sur un palet sorti par Erwan Agostini (10’26) avant de lancer sur la barre quelques minutes plus tard (15’40) Maladroits ou malchanceux, les Dragons ne parvenaient pas à alourdir la marque et s’exposaient même en toute fin de tiers à une timide révolte gapençaise. Sur une erreur de la défensive rouennaise dans la neutre, Guillaume Beilles se faufilait vers la cage rouennaise en échappée avant de tomber sur un Guillaume Richard vigilant à dix secondes de la sirène (19’50)

Après l’orage des trois premières minutes de la rencontre, les Gapençais auront réussi à endiguer les assauts normands à l’offensive. De la résistance, il en sera également question dans une seconde période vierge de buts mais loin d’être vierge d’occasions. Constamment mis à contribution, Aurélien Bertrand devra rivaliser d’adresse pendant les vingt minutes de la seconde période pour conserver sa cage inviolée. Et ce n’est pas faute d’avoir essayer de la part des Dragons. Si Erwan Agostini animait le début de la seconde période avec une jolie passe à destination du lancer de Tarantino (24’57) suivie d’un lancer dangereux (28’09), le duo Sucré – Dufournet faisait des ravages au sein de l’arrière garde de Gap. A toi à moi, les feux follets de l’attaque rouennaise multipliaient les uppercuts (29’43 & 39’19) sans pour autant être en mesure de mettre knock-out leurs adversaires. A force de se procurer des occasions sans compter, les Rouennais finissaient par s’exposer à des contres solides des Rapaces. Si Beilles s’essayait à la bleue dans la mitaine de Richard (30’49), c’est Samuel Roux qui se procurait l’une des rares occasions de Gap.

Sur une hésitation normande dans la neutre, Bonetto mettait sur orbite Roux qui filait à la cage. Déséquilibré par le retour du défenseur rouennais, le gapençais trouvait les ressources pour lancer à la cage. En vain, le palet terminait dans le giron du portier rouennais tandis que l’infortuné Roux bouclait sa course au fond des cages normandes (31’49) Relancés, les Gapençais profitaient des rares millimètres de glace laissés à disposition par les Dragons pour développer un jeu de contre à l’image du deux contre un qui voyait la passe de Cocetta à destination de Ramos (35’49) Une nouvelle fois, Guillaume Richard en imposait par sa sérénité et remettait les Dragons sur de meilleures rails en fin de tiers où les attaquants jaunes et noirs se mettaient à nouveau en valeur sur le front de l’attaque par l’intermédiaire d’un break de Sucré (39’19) remis après un joli bisou offert à sa cage quelques secondes auparavant (36’20) ou encore par Julien Correia pour une passe sur Agostini (39’24) suivi d’une tentative en solitaire (39’46)

Suite à un second tiers où les Dragons auront parfois hésité à l’offensive, parfois péché par facilité, parfois manqué de réussite, la dernière période de la rencontre entre Gap et Rouen allait permettre au tableau d’affichage de sautiller tout guilleret au rythme des attaques normandes. Et de cela dès le début de l’ultime période : sur un cafouillage à la bleue rouennaise, l’arbitre de ligne placé au milieu de la mêlée obstruait le jeu des rapaces. La palet sorti, l’arbitre signalait une pénalité différée à l’attention de Julien Zampa tandis que Jonathan Perez, pensionnaire régulier du cachot depuis le début de la partie, montrait son mécontentement en bousculant l’arbitre de ligne coupable d’avoir gêné l’offensive alpine. L’arbitre principal ne tergiversait pas et offrait aux Dragons une double supériorité numérique (42’42) que les Rouennais convertissaient en but après trente six secondes de jeu de puissance par l’intermédiaire de Pierre Lair à la bleue (4-0 à 43’18)

Le gardien gapençais vaincu après quarante minutes de résistance, les Dragons donnaient à nouveau de la voie à l’attaque par l’intermédiaire de Julien Correia lancé en échappée (46’46) Malheureusement pour le numéro 14 rouennais, déséquilibré, c’est dans le poteau qu’il finira sa course. Les bras croisés au dessus de la tête l’arbitre signalait un lancer de punition. Victime de la faute, Julien Correia était mandaté pour se faire justice lui-même. Le coup de patin vif, Julien s’élançait, couchait le gardien habilement mais finissait par choir lourdement, se couchant à son tour pour finir par une embrassade goulue de la bande (46’46) Tout penaud, Julien regagnait son banc mais aura l’occasion de se racheter quelques secondes plus tard. Faisant suite à deux belles occasions gapençaises (deux contre un Ramos – Bonnetto où le second cité loupait une cage ouverte à 48’48 & un lancer sur le poteau de Lombard à 50’57), Julien Correia alimenté en palet par Erwan Agostini, s’offrait un joli slalom au sein de la défensive alpine avant de tromper de prêt Aurélien Bertrand (5-0 à 51’50) Le dépit est grand parmi les rangs des visiteurs qui ne semblaient plus en mesure d’inquiéter les Dragons.

Même si Clément Ramos très en vue offrait un nouveau caviar avorté à Anthony Touche (54’02), on ne reverra plus des Rapaces démissionnaires dans cette fin de partie à l’image de Julien Zampa qui au lieu d’envoyer au fond de la zone défensive pour installer une unité spéciale alpine, propulsait la rondelle par maladresse au dessus des filets délimitant l’aire glacée (55’36) De quoi laisser libre court aux velléités offensives rouennaises qui bouclaient leur rencontre en ajoutant deux filets. Sur un palet jeté au fond, Julien Corriea galopait pour sortir la rondelle en direction de Peter Bourgaut qui trouvait comme buteur un morceau de choix, Lionel Tarantino qui ne tergiversait pas au moment de tromper le portier gapençais (6-0 à 56’52) Enfin pour boucler la boucle, c’est Edouard Dufournet qui prenait les choses en main une dernière fois pour servir Peter Bourgaut. Le numéro 7 dragon effectuait un rapide tour de cage pour glisser la rondelle dans le slot en direction d’Alexis Gislette. Le lancer du minime rouennais faisait mouche et portait la marque finale à 7-0 (58’05) mettant un terme à une rencontre solide des Normands avant leur prochaine aventure face à Grenoble la semaine prochaine sur l’Ile Lacroix.



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