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U18 Rouen vs Amiens...

 

C’est face à leurs dauphins au classement Amiens que les Cadets de Rouen devaient jouer leur 14ème et dernière journée de Poule Nord. Même s’il restera encore un match à négocier face aux Français Volants le week-end prochain pour les joueurs du duo Svitac – Robinet, la qualification pour les play-offs étant déjà acquise depuis un moment déjà avec pas moins six points d’avance au classement, la rencontre face aux éternels rivaux picards se suffisaient à elle-même pour donner du piment au samedi après-midi des Cadets Rouennais.

Et du piment, il y en aura ! Privés de plusieurs joueurs partis prêtés main forte à l’équipe du Havre pour son opération « Qualification pour les Play-offs » réussie et de leur capitaine Edouard Dufournet convalescent tout comme Germain Raimbourg présents sur le banc pour soutenir ses coéquipiers face aux picards, la partie débutait de la plus mauvaise façon possible pour les jeunes Dragons. En effet, profitant d’un retard à l’allumage saisissant des « jaune et noir », Brice Desportes se rappelait au bon souvenir de Rouen en ouvrant la marque après seulement onze secondes de jeu (0-1 à 00’11)

Stupeur sur le banc normand qui conservait néanmoins un sourire confiant en dépit de ce premier coup de semonce. Il ne fallait que deux minutes supplémentaires de jeu pour voir ce sourire disparaître complètement lorsque le même Brice Desportes s’offrait une cavalcade dans la défensive rouennaise pour doubler la mise en supériorité numérique (0-2 à 02’24) Pimentée cette partie elle devait être, pimentée elle sera avec désormais deux buts à chasser pour les Dragons qui ne parvenaient pas à revenir dans la partie à l’image de Julien Correia sollicité en break qui se brisait les quenottes sur le portier picard Alexis Basso (04’35) Tandis qu’une ondée de pénalités s’abattait violemment sur le banc picard provoquant une première fureur venue des tribunes de la Somme, les jeunes rouennais ne parvenaient pas à déjouer la vigilance du mur défensif rouge et noir jusqu’à la première sirène.

Nul doute que le coup de tonnerre dans le vestiaire rouennais aura été tonitruant ! Mené 0-2 sur l’Ile Lacroix par son voisin picard, un résultat incongru que n’importe quel Dragon ne peut supporter ! Et effectivement, la seconde période permettait aux Normands de se remettre d’aplomb sous la houlette de Maximilien Tromeur qui transmettait la galette à Erwan Agostini pour l’ouverture du score chez les Dragons (1-2 à 21’50)

Après vingt minutes de préchauffage, la machine rouennaise semblait bel et bien lancée à l’image du minime surclassé Nicolas Motreff qui profitait d’un rebond en zone défensive pour égaliser à 2-2 au tableau d’affichage (28’17) C’est d’ailleurs sur ce score de parité que les deux équipes rentraient au vestiaire avant d’aborder une dernière période qui s’annonçait épique.

En effet, le troisième tiers posait les jalons d’un suspense intense entre deux formations courageuses qui ne souhaitaient pas lâcher l’affaire. Un chassé croisé au tableau d’affichage s’engageait alors entre les Dragons et les Gothiques avaient comme première banderille le rush de Julien Correia, seul devant la cage, qui donnait l’avantage à ses partenaires (3-2 à 38’40) Il fallait à peine deux minutes pour voir les Picards revenir dans la partir sur un tour de passe – passe d’Alexis Birolini qui déshabillait son défenseur avant de tromper de prêt le portier rouennais pour l’égalisation (3-3 à 40’56)

Comme si cela ne suffisait pas, l’escouade gothique prenait à nouveau la main dans la foulée à l’initiative de Maréchal qui voyait le palet filer inexorablement dans une forêt de patins au fond des filets rouennais (3-4 à 43’44) L’euphorie gagnait le banc picard et l’on se prenait à rêver dans les tribunes gothiques à une victoire sensationnelle sur l’ogre rouennais invaincu jusqu’alors. C’était bien mal connaître le Dragon et sa réaction d’orgueil qui suivait. Faisant suite à un gros pressing collectif des rouennais qui mettait à mal la défensive picarde, Julien Correia surgissait de nulle part pour s’offrir son cadeau d’anniversaire avec un doublé qui remettait tout ce joli petit monde à égalité (4-4 à 48’12)  

Dès lors la partie s’enflammait, s’emballait et devenait physique à tel point que l’arbitre sifflait à tout va notamment envers le camp picard provoquant une nouvelle fureur des supporters gothiques « Faut le dire l’arbitre, si tu veux qui gagnent ! » en picard dans le texte pouvant-on entendre dans les travées de l’Ile Lacroix après qu’une double supériorité numérique soit offerte aux Dragons.

La fureur gothique envers l’arbitre n’était pas prêt de s’étioler puisque dans la foulée les Dragons plantaient un cinquième filet contestable et contesté. En effet, tandis qu’un esprit malin venait alpaguer la jambière du cerbère gothique qui perdait ses appuis, Mathieu Hottegindre profitait d’un cafouillage devant la cage pour donner l’avantage aux Dragons (5-4 à 54’20) Si le but paraissait difficilement acceptable, une faute sur le gardien ayant été commise, rien ne justifie la bêtise humaine. C’est Erwan Agostini qui payait les pots cassés d’une décision d’arbitrage certes injuste, en se voyant honteusement propulser au fond des cages picardes sur une charge dans le dos inadmissible (54’40) La goutte d’eau qui faisait déborder le vase, une rixe s’engageait alors sur la patinoire de l’Ile Lacroix. Une scène que l’on n’aimerait pas voir dans un match de hockey mineur qui contraignait l’arbitre à expulser deux picards, l’un pour charge dans le dos, l’autre pour dureté pour un normand pour dureté. Point besoin de s’attarder sur ce passage peu glorieux de la rencontre, l’essentiel sera qu’Erwan Agostini, un long moment sonné sur le glaçon rouennais, se relèvera indemne de cette histoire.

Quoiqu’il en soit, dans un climat électrique, il fallait tout de même que la partie se termine. Tandis que les Gothiques faisaient montre de pugnacité pour revenir au score allant même jusqu’à sortir leur gardien de but à l’orée des deux dernières minutes de jeu (58’07), les Dragons géraient habilement la fin de match en tuant la révolte picarde sur un but en cage vide concrétisé par un filet typiquement dans le style du « Ptit Roussel » ;o) qui patinait à l’énergie, à la hargne pour porter la rondelle au fond des cages picards mettant un terme au tableau des scores bloqué à 6-4 à la faveur des Dragons.



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